
Après presque une vingtaine d'années d'indifférence, j'avoue ne m'être à nouveau penché sur le cas King Kong qu'en juillet 2003, quand j'ai découvert l'installation éponyme de l'artiste autrichien Peter Friedl au Festival international du film documentaire de Marseille. King Kong, l'installation, date en effet de 2001. Réalisée dans un parc de Johannesbourg, baptisé Triomfpark par le régime de l'apartheid après qu'un bidonville peuplé de noirs eut été rasé sur le site en 1960, elle met en relation cette histoire dramatique avec la tristesse de King Kong, monstre au grand coeur incompris, tué pour avoir aimé une femme. Et ça "fonctionne". Prostré sur un banc de toute sa silhouette imposante, le chanteur rock américain Daniel Johnston (illus.) répète lancinamment : "They shot him down, they shot him down. They thought he was a monster, but he was just a king". Comme s'il lui était lui-même interdit d'aimer. Le jour où j'ai découvert cette oeuvre, je me suis demandé si le mythe de King Kong n'était pas qu'une métaphore grossissante de la violence potentielle contenue dans tout amour masculin. Lubie de ma part ?MAJ : chronique de King Kong de Peter Jackson + dossier sur
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