
La grande expo de rentrée de la Cinémathèque française à l'affiche et au nom très vendeurs, c'est ça :
Brune/Blonde (sans oublier les rousses), c'est une exposition Arts et cinéma proposée par Alain Bergala, qui explore l'histoire, la géographie, le mythe de la chevelure féminine au cinéma, sa simple présence à l'écran, comme matière filmique, ou parfois son importance scénaristique (définition de caractères, métamorphoses, travestissements...).
Suivant des axes thématiques ou esthétiques, le parcours de l'expo interroge cette matière à travers des rapprochements avec la peinture, la sculpture ou la photographie. Avec aussi l'éclairage d'archives télévisuelles de différents pays et aires culturelles qui montrent comment les cinéastes, grands faiseurs d'icônes, façonnent les actrices et influencent les modes, y compris capillaires.
Un coffret DVD est édité pour l'occasion, qui comprend quatre films dont le choix donnent le ton et les symboles de cette exposition : Etreintes brisées d'pedro Almodovar, Mulholland Drive de David Lynch, Le Mépris de jean-luc Godard et Belle de jour de luis Bunuel.
Voici quelques illustrations :

Rita Hayworth dans Gilda, ou la sensualité de la chevelure. Un mythe du cinéma en noir et blanc, qui était rousse.(GILDA © 1946, renewed 1973 Columbia Pictures Industries, Inc. All Rights Reserved.Courtesy of Columbia Pictures)

Dans The Naked kiss de Samuel Fuller, Constance Towers, ou le cheveu comme travestissement.(The Naked Kiss, Samuel Fuller, 1964 © Wild Side Films)


brigitte bardot dans Le Mépris, ou la chevelure comme élément de la fiction : brune ou blonde/ange ou démon. (Le Mépris, Jean-Luc Godard, 1963 © StudioCanal)
Brune/BlondeDu 6 octobre 2010 au 16 janvier 2011 à la Cinémathèque françaiseTous les renseignements sur le site de la Cinémathèque.