
A Cannes, les badauds de la Croisette musicale peuvent flâner encore quelques jours sur les airs bien connus de Nino Rotta ou de Nicola Piovani, et se sentir transportés par une Dolce Vita que l'hystérie du festival a tendance à faire oublier. Le Cinéma de la plage, de son côté, programme l'intégralité de l'oeuvre fellinienne, des Vitelloni (1953) à la Voce della Luna (1990), sur dix-neuf copies restaurées à goûter les pieds dans le sable.Et pour le quidam de la France non cannoise ? Les spectateurs parisiens pourront profiter de la rétrospective exceptionnelle consacrée au cinéaste au Reflet Médicis (5ème Arr.). Sinon, il faudra attendre la prochaine reprise de ces chefs d'oeuvre sur grand écran (et leur sortie DVD). Dès le 4 juin, on pourra ainsi se ruer dans les salles pour (1962), avec Romy Schneider et Anita Ekberg : Ciao Federico ! (1970) de Gideon Bachman est un making-off du Satyricon (1969). On y découvre un Fellini fascinant, directeur d'acteurs à la force hypnotique et à la voix magicienne. Un inédit : Fellini, je suis un grand menteur, de Damian Pettigrew, sorti récemment.Reflet Médicis 7, rue Champollion 75005 Paris Métro/accès : Saint-Michel, Cluny Tél. : 01 43 54 42 34