
Le cinéma n'a pas attendu les attentats cinématographiques de Yann Arthus-Bertrand pour parler d'écologie. Depuis les années 70 (pic de la tendance), il n'a cessé sporadiquement de s'emparer du sujet. Le genre, s'il existe, rime souvent avec science-fiction, anticipation, cinéma catastrophe ou film à dossier inspiré de faits réels. Qu'on alerte, sensibilise ou foute la trouille, il s'agit toujours d'illustrer les conséquences de l'homme face à la Nature. Donc de penser notre destin historique dans un rapport étroit avec la technique - qui par vague revient sans cesse provoquer angoisse et mystère.
Par divers processus (idéologique, politique, philosophique), le film écolo est une représentation déformée ou paniquée de son époque. Il peut-être conservateur, réactionnaire, mystique, idéaliste, prophétique ou au mieux nous sauver de nos tourments. C'est aussi un beau prétexte narratif et esthétique, car rien de plus effrayant que cette nature indomptable malgré nos évolutions. Pire, le progrès est la cause de tous les dérèglements : l'écologie ne parle ainsi jamais de préserver la planète, mais nous-mêmes. Son utopie délirante (car il s'agit d'une folie, au sens où l'avenir cataclysmique promis n'est qu'une projection) est un pur instinct de conservation hérité d'un mode de pensée globale. Afin d'offrir un petit panorama de ce cinéma écolo qui donne à réfléchir ou fout les jetons, voici une sélection de dix films qui comptent et à leur manière s'emparent du problème.
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Par Jérôme DittmarFollow @JeromeDittmar