
Souvent considéré comme une coquetterie cinématographique, le ralenti a pourtant initialement constitué une résistance à la norme établie (celle des 24 images/seconde). Élevé au rang d’art par des cinéastes majeurs comme Stanley Kubrick ou Andreï Tarkovski, le ralenti semble aujourd’hui essentiellement associé au cinéma d’action.
Le site Vulture vient ainsi d’offrir un montage de plans issus des films de sept cinéastes contemporains. 100 secondes de danse protéiforme qui finissent par démontrer que le ralenti n’est pas l’apanage des films d’action.
Les heureux élus sont donc Timur Bekmambetov (réalisateur de Wanted : choisis ton destin et Abrahm Lincoln, chasseur de vampires), Guy Ritchie (vu ici comme un amoureux des combats à mains nues), Zack Snyder (et son obsession du bond dans les airs), Tarsem Singh (le clippeur venu au cinéma avec The Cell et responsable du Blanche-Neige version Julia Roberts), Andy et Lana Wachowski (dont on attend impatiemment Cloud Atlas, co-réalisé avec Tom Tykwer), Michael Bay (en fan inattendu des douces étreintes) et celui qui apparaît comme le plus sereinement élégant des partisans du ralenti : Wes Anderson.
Notons qu’un élargissement géographique aurait permis de quitter l’industrie cinématographique américaine et d’inclure, entre autres, des cinéastes comme Wong Kar-wai, Jacques Audiard ou Xavier Dolan, tous friands de la sensualité en mode ralenti.