Quand le cinéma de Wes Anderson baisse les yeux

01/02/2012 - 11h10
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Quand le cinéma de Wes Anderson baisse les yeux
L'auteur
Vernay Eric
Eric Vernay

 

On connaît bien le style de Wes Anderson. Raffiné, obsessionnel du détail, son univers étriqué mais bouleversant est un petit théâtre maniaco-dépressif dans lequel se déplacent des génies ratés, pantins mélancoliques cadrés dans des plans parfaitement symétriques. Bon. Mais aviez-vous remarqué que le réalisateur de La Famille Tenenbaum multipliait les plans subjectifs en plongée? Le motif est pourtant coutumier chez le texan. Un savant montage collecte ces nombreux instants, qui sont moins pour Anderson une manière un peu snob de regarder le monde de haut, que des moments d'introspection (musique, lecture), voire de détresse (suicide), ou au contraire des accélérations dans le récit, avec du mouvement, et des prises de décision. Ces séquences viennent épouser le regard des personnages, brisant furtivement l'ordre et la distanciation induite par les plans-vignettes usuels, tout en restant fidèle à une esthétique de l'équilibre et de la précision.

Lire aussi :

 

Moonrise Kingdom, bande-annonce de rêve pour le nouveau Wes Anderson

 

 

 

Par Eric Vernay

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