Cinq grossesses difficiles au cinéma avant Twilight 4

15/11/2011 - 14h51
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Cinq grossesses difficiles au cinéma avant Twilight 4

 

Twilight - Chapitre 4 : Révélation (1ère partie) sort demain et, ce n'est pas un scoop, le film montre Bella (Kristen Stewart) enceinte de Edward (Robert Pattinson). D'où une grossesse particulièrement difficile pour la pauvre humaine, car un foetus vampire, c'est bien gentil avec ses petites quenottes pointues, mais ça fait drôlement mal au bidon.

 

Mais le personnage de Bella n'est pas le seul à avoir subi une grossesse difficile au cinéma. Loin s'en faut. En voici 5, parmi les plus mémorables :

 

1. Grossesse masculine

 

"C'est pas grave, certes, mais c'est déroutant chez un homme !", s'exclame Micheline Presle devant le ventre rebondi de Marcello Mastroianni : L'Evénement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune (1972), raconte l'histoire improbable d'un homme enceint. Confronté au regard des autres, Mastroianni attend un bébé de Catherine Deneuve : voilà une comédie fantastique de Jacques Demy qui doit bien amuser leur vraie fille, chiara mastroianni.

2. Grossesse diabolique

 

Mia Farrow se découvre enceinte d'un démon dans Rosemary's Baby (1968), le chef d'oeuvre horrifique de Roman Polanski. Le réalisateur crée le malaise progressivement, en prenant soin de décrire de manière très réaliste le quotidien du couple qu'elle forme avec John Cassavetes, et surtout, en entretenant le doute concernant la santé mentale de la jeune mère.

3. Grossesse clandestine

 

4 mois, 3 semaines et 2 jours décrit l'enfer d'une étudiante enceinte dans la Roumanie d'avant la chute du communisme, à la fin des années 1980. L'avortement est encore un crime en 1987, elle doit donc avorter de manière clandestine, illégale, dans des conditions sordides. Palme d'or du 60ème festival de Cannes, le film politique de Cristian Mungiu, sorte de thriller horrifique pro-avortement, a choqué le Vatican. Femmes enceintes, s'abstenir.

4. Grossesse de maturité

 

Certaines personnes font les choses dans le désordre. Ben Stone (Seth Rogen) et Alison Scott (Katherine Heigl), par exemple, commencent à se draguer seulement après fécondation. En cloque, mode d'emploi, le deuxième film de Judd Apatow, donne à voir la grossesse post-cuite comme une occasion de s'engager avec l'autre (même s'il n'est pas assorti avec vous à priori), et surtout, de devenir adulte. Sans jamais vraiment envisager l'avortement comme une alternative sérieuse. Une comédie pro-life ?

5. Grossesse de survie mondiale

 

Dans le futur, les humains ne parviennent plus à se reproduire. Dans ces conditions, être la seule femme enceinte au monde est à la fois une chance pour l'humanité, et une malédiction pour la maman en question, traquée de toute part. Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón raconte ce calvaire sous la forme d'un haletant thriller d'anticipation, jalonné de plan-séquences virtuoses.

Par Eric Vernay

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