

Aujourd'hui, Pedro Almodovar est de retour à Cannes avec son adaptation du polar de Thierry Jonquet (), La Piel que habito. Takashi Miike vient lui pour la première fois en sélection officielle avec Hara-Kiri : Death of a Samuraï, remake du film de masaki kobayashi du même nom, en 3D.
La sélection du cinéaste japonais particulièrement prolifique et généralement énervé a plutôt surpris. Il s'attaque ici à un classique du cinéma japonais :Totalement démuni et en quête d'une fin digne, le samouraï Hanshiro demande au seigneur Kageyu l'autorisation de se suicider dans la cour de son domaine. Refusant d'accéder à sa requête, Kageyu lui raconte le destin tragique du jeune rônin Motome, qui avait fait le même voeu des années plus tôt. Mais l'arrogant seigneur ignore le lien qui unit Hanshiro et Motome...
Almodovar lui revient en grand habitué, deux ans après Etreintes brisées, avec un thriller angoissant mettant en scène Antonio Banderas dans la peau d'un chirurgien épris de vengeance. Les deux n'avaient pas tourné ensemble depuis 1989 et Attache-moi !. Ils se retrouvent dans une ambiance tout aussi malsaine :Depuis que sa femme est morte carbonisée dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d'une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver ce derme en s'appuyant sur les possibilités qu'offre la thérapie cellulaire. Tout à son but, le docteur ne semble connaître aucune limite étique notamment celle de la transgénèse avec les êtres humains. Mais ce ne sera pas son seul crime...
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