
Invité mercredi au 18/30 de France 3 pour parler de sa nouvelle réalisation, Le Vilain, Albert Dupontel n'a pas apprécié que le présentateur Laurent Bignolas n'ait pas vu le film."Moi je mérite mon salaire, ce qui n'est pas votre cas si vous ne voyez pas les films (...) C'est un boulot de voir les films avant d'inviter les gens" a déclaré l'acteur/réalisateur avant de quitter l'émission en direct.Au-delà des savoureuses piques que s'envoient Albert Dupontel et Laurent Bignolas, cet incident pose des questions sur les rapports entre information et promotion, entre art et journalisme, entre cinéma et télévision :
Sur le web, les réactions des internautes sont très partagées. Entre ceux qui pensent que Dupontel a fait un caprice de star en humiliant Laurent Bignolas et ceux qui estiment que les journaux télévisés ont tort de parler des films sans les voir, on ne trouve pas de juste milieu.On peut effectivement trouver absurde que France 3 souhaite traiter si tôt du film (qui ne sort que le 25 novembre) alors que personne dans la rédaction ne l'a visiblement vu. N'est-ce pas manquer de respect au téléspectateur que de broder dans le vide ?On peut aussi trouver honnête la réaction de Laurent Bignolas, qui informe d'entrée de jeu qu'il n'a pas pu voir Le Vilain. Par contre, commencer l'interview en reprochant à Albert Dupontel son retard et finir en disant que le cinéma ne constitue pas un "vrai" sujet journalistique...c'est moins classe. Finalement, Albert Dupontel a trouvé là une bonne occasion de dénoncer le fonctionnement global de la télévision (à qui il reproche de parler trop souvent de sujets qu'elle ne connaît pas).De notre côté on ne risque rien, car nous avons déjà vu Le Vilain...