
Surveillant dans un collège, Arnaud Fermin essaie d’oublier ses problème avec sa passion pour Batman. « Petit à petit, malgré quelques déboires que j’ai connus, je me suis projeté là-dessus. J’ai trouvé une motivation, l’envie de réussir, la persévérance, à travers ça », explique l’homme de trente ans dans un reportage diffusé aux actualités régionales de France 3. Très fier de sa collection de figurines du Joker et de Double-Face, Fermin refuse de grandir.
Mais plutôt que de s’enfermer dans sa chambre avec sa collection, comme un adolescent solitaire, l’habitant de Vierzon a trouvé des amis avec qui partager sa lubie en plein air : les trois larrons tournent ensemble des petits films maison, « suédés » à la manière des héros de Michel Gondry dans Soyez Sympas Rembobinez. Les deux copains d’Arnaud se prêtent au jeu régulièrement (« Rappelle toi la séquence Pingouin qu’on avait tournée à Méreau ! »), sans moufter, même s’ils semblent n’obtenir que des rôles de faire-valoir.
Car même s’il se veut « simple, humble et modeste », dès qu’il enfile sa panoplie de Batman, Arnaud Fermin se change littéralement en Bruce Wayne. Il prend alors la grosse voix de Christian Bale dans The Dark Knight Rises pour lancer cette punchline à la caméra : « Batman ne s’improvise pas, il peut être n’importe qui. Mais n’importe qui ne peut pas être le Chevalier Noir.» Ce Batman du Cher est assurément quelqu’un.
Par Eric VernayFollow @ericvernay